Le CSE, acteur clé de la transition RSE en entreprise
En 2026, seulement 29% des CSE sont activement impliqués dans la démarche RSE de leur entreprise (Baromètre ANDRH-CSE, 2025). C’est un paradoxe majeur : le Comité Social et Économique dispose de prérogatives légales en matière de conditions de travail, de santé et d’environnement, mais reste trop souvent cantonné à la gestion des œuvres sociales classiques (chèques-cadeaux, billetterie, arbre de Noël).
Pourtant, le CSE est le levier institutionnel idéal pour ancrer la RSE dans le quotidien des collaborateurs. Son mandat élargi depuis les ordonnances Macron de 2017 lui confère une légitimité unique pour porter des initiatives d’engagement RSE en entreprise. Dans cet article, vous découvrirez comment impliquer concrètement votre CSE dans la démarche RSE, quelles sont ses prérogatives légales, et comment transformer cette instance en moteur d’impact social.
Le saviez-vous ? Depuis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, le CSE doit être consulté sur les conséquences environnementales de l’activité de l’entreprise dans le cadre de ses trois consultations récurrentes (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale). La RSE fait désormais partie intégrante de son mandat légal (source : article L2312-17 du Code du Travail).
Quel est le rôle légal du CSE en matière de RSE ?
Le rôle légal du CSE en matière de RSE englobe ses prérogatives en matière de conditions de travail, de santé, de sécurité, d’environnement et de politique sociale de l’entreprise. Depuis la loi Climat et Résilience de 2021, ce rôle s’est considérablement étendu aux questions environnementales et sociétales.
Les trois consultations obligatoires enrichies par la dimension RSE
Le CSE est consulté annuellement sur trois thèmes stratégiques, chacun désormais enrichi d’une dimension environnementale et sociale. Lors de la consultation sur les orientations stratégiques, le CSE peut examiner la stratégie RSE et son intégration dans le plan de développement. Lors de la consultation sur la situation économique et financière, il peut analyser les investissements RSE et leur impact sur la performance. Lors de la consultation sur la politique sociale, il évalue les conditions de travail, la QVT et les programmes de bien-être.
Le budget des activités sociales et culturelles (ASC) comme levier RSE
Le budget ASC du CSE, qui représente en moyenne 0,8% de la masse salariale selon l’URSSAF, est traditionnellement utilisé pour des avantages sociaux classiques. Mais rien n’empêche le CSE de réorienter une partie de ce budget vers des activités à dimension solidaire et RSE. Les challenges bien-être à impact social comme Bouge ton Good s’inscrivent parfaitement dans ce cadre : ils combinent activité sociale (bien-être des collaborateurs) et engagement solidaire (dons aux associations). Pour en savoir plus sur l’optimisation des budgets RSE, consultez notre guide complet du budget RSE et mécénat.
Cinq actions concrètes pour impliquer votre CSE dans la RSE
Impliquer le CSE dans la démarche RSE ne se décrète pas — cela se construit étape par étape, en s’appuyant sur des projets concrets qui démontrent rapidement leur valeur. Voici cinq actions éprouvées qui fonctionnent dans les entreprises les plus avancées.
Action 1 : créer une commission RSE au sein du CSE
La création d’une commission RSE dédiée au sein du CSE est la première étape structurante. Cette commission, composée de membres élus et éventuellement de salariés volontaires, a pour mission de suivre la politique RSE de l’entreprise, de proposer des initiatives et de servir de relais auprès des collaborateurs. L’article L2315-45 du Code du Travail permet au CSE de créer des commissions supplémentaires par accord d’entreprise. Cette commission peut devenir le point d’ancrage de toutes les initiatives d’engagement solidaire.
Action 2 : allouer une part du budget ASC aux challenges solidaires
Le CSE peut décider d’allouer une partie de son budget d’activités sociales et culturelles au financement de challenges bien-être solidaires. Cette allocation ne nécessite aucune modification statutaire : il suffit d’un vote en séance plénière. L’avantage est double. Pour les collaborateurs, c’est une activité collective fédératrice. Pour le CSE, c’est un moyen de renouveler son offre en proposant des activités à impact qui vont au-delà de la billetterie traditionnelle.
Action 3 : co-construire le choix des associations bénéficiaires
Impliquer le CSE dans le choix des associations partenaires renforce la légitimité de la démarche et l’adhésion des collaborateurs. Le CSE peut organiser un vote parmi les salariés pour sélectionner les causes soutenues, en s’appuyant sur le catalogue de plus de 110 associations certifiées proposées par Gandee. Ce processus démocratique est en parfaite cohérence avec la mission de représentation du personnel du CSE. Le Label Do Good by SGS garantit la fiabilité et la transparence des associations partenaires.
Action 4 : intégrer les résultats des challenges dans le bilan social du CSE
Le CSE présente chaque année un bilan de ses activités sociales et culturelles. Y intégrer les résultats des challenges solidaires (nombre de participants, montants collectés, associations soutenues, impact social généré) donne une visibilité concrète à l’engagement RSE de l’entreprise, porté par les représentants du personnel eux-mêmes. Les tableaux de bord de Gandee fournissent toutes les données nécessaires à ce reporting, exportables en quelques clics.
Action 5 : proposer le challenge solidaire comme alternative au séminaire classique
Le CSE peut proposer de remplacer tout ou partie des séminaires et événements d’équipe classiques par des challenges solidaires à impact. Au lieu d’un team building ponctuel sans lendemain, un challenge de 4 semaines crée une dynamique durable de cohésion et d’engagement. Le coût est comparable, mais l’impact est démultiplié : bien-être, cohésion, impact social, et potentiel avantage fiscal de 60% sur les dons via le mécénat d’entreprise (article 238 bis du CGI). Consultez notre article sur le challenge RSE en entreprise pour des exemples concrets.
Le co-financement CSE + entreprise : un modèle gagnant
Le co-financement entre le budget ASC du CSE et le budget RSE de l’entreprise est un modèle particulièrement efficace pour maximiser l’impact des programmes d’engagement solidaire. Le CSE finance la dimension « activité sociale » (participation des collaborateurs, animation), tandis que l’entreprise finance la dimension « mécénat » (dons aux associations), bénéficiant ainsi de la réduction fiscale de 60%.
Ce modèle présente trois avantages majeurs. Premièrement, il mutualise les ressources et permet de proposer des programmes plus ambitieux. Deuxièmement, il implique le CSE comme co-porteur du projet, ce qui renforce l’adhésion des collaborateurs. Troisièmement, il optimise fiscalement l’investissement grâce au mécénat d’entreprise. Concrètement, pour un programme de 10 000 €, si le CSE contribue à hauteur de 3 000 € (budget ASC) et l’entreprise à hauteur de 7 000 € (budget mécénat), le coût net total est de 3 000 + 2 800 (après réduction de 60%) = 5 800 € pour 10 000 € d’impact.
FAQ : CSE et démarche RSE
Le CSE a-t-il l’obligation légale de s’impliquer dans la RSE ?
Le CSE n’a pas d’obligation explicite de mener des actions RSE, mais depuis la loi Climat et Résilience (2021), il doit être informé et consulté sur les conséquences environnementales de l’activité de l’entreprise dans ses trois consultations récurrentes (article L2312-17 du Code du Travail). De plus, ses attributions en matière de conditions de travail et de politique sociale recoupent naturellement le périmètre de la RSE. Son implication est donc juridiquement légitime et de plus en plus attendue.
Le CSE peut-il financer des dons à des associations avec son budget ASC ?
Le budget ASC est destiné aux activités sociales et culturelles bénéficiant aux salariés et à leurs familles. Un don direct à une association n’entre pas dans ce cadre. En revanche, le financement d’un programme de challenges bien-être solidaires comme Bouge ton Good est éligible au budget ASC, car il s’agit d’une activité sociale (bien-être des collaborateurs) qui a également un impact solidaire. La nuance est importante : c’est l’activité de bien-être qui est financée, le don étant la conséquence de la participation des collaborateurs.
Comment convaincre les élus du CSE de s’engager dans une démarche RSE ?
Les arguments les plus convaincants pour les élus CSE sont la demande croissante des salariés pour du sens au travail (73% selon Deloitte, 2024), le renouvellement de l’offre d’activités sociales (alternative aux chèques-cadeaux), la visibilité et la valorisation du rôle du CSE dans l’entreprise, et le fait que les programmes solidaires renforcent la cohésion d’équipe, mission fondamentale du CSE. Un projet pilote de challenge solidaire de courte durée permet de démontrer rapidement la valeur de la démarche.
Comment articuler budget CSE et budget mécénat d’entreprise ?
Le modèle de co-financement est le plus efficace. Le CSE finance l’activité de bien-être via son budget ASC, et l’entreprise finance les dons aux associations via son budget mécénat, bénéficiant ainsi de la réduction fiscale de 60% (article 238 bis du CGI). Les plateformes comme Gandee facilitent cette articulation en séparant clairement les flux financiers et en générant les reçus fiscaux automatiquement pour la part entreprise.
Comment Bouge ton Good s’intègre dans la dynamique CSE
Bouge ton Good by Gandee est particulièrement adapté aux initiatives portées par le CSE. Le programme est 100% digital et clé en main, ce qui simplifie la logistique pour les élus. Il propose des challenges sportifs et bien-être (marche, running, vélo, yoga, méditation) accessibles à tous les collaborateurs, y compris à distance. Le choix de l’association bénéficiaire peut être soumis au vote des salariés, renforçant la dimension participative chère au CSE.
Étape 1 : Le CSE propose le challenge en séance plénière et vote l’allocation budgétaire.
Étape 2 : Les collaborateurs choisissent l’association bénéficiaire parmi les 110+ partenaires certifiés.
Étape 3 : Le challenge est lancé — chaque effort génère un don, visible en temps réel sur le tableau de bord.
Étape 4 : Le CSE intègre les résultats dans son bilan annuel, l’entreprise reçoit les reçus fiscaux pour la part mécénat.
Ce qu’il faut retenir
- Le CSE a désormais un mandat légal élargi à la RSE depuis la loi Climat et Résilience 2021, incluant les consultations sur les conséquences environnementales de l’activité de l’entreprise.
- Le budget ASC peut financer des challenges bien-être solidaires comme Bouge ton Good, combinant activité sociale pour les salariés et impact solidaire pour les associations.
- Le co-financement CSE + entreprise maximise l’impact : le CSE finance le bien-être, l’entreprise finance le mécénat avec la réduction fiscale de 60%.
- Créer une commission RSE au sein du CSE est la première étape structurante pour ancrer l’engagement solidaire dans la durée.
- Bouge ton Good s’intègre naturellement dans les prérogatives du CSE avec un déploiement clé en main, un choix démocratique des associations et un reporting complet pour le bilan annuel.
À propos de Bouge ton Good by Gandee — Bouge ton Good est le programme de bien-être au travail à impact solidaire créé par Gandee, plateforme lauréate du Prix de la Philanthropie et du label Finance Innovation. 100% digital et clé en main, Bouge ton Good permet aux entreprises de lancer des challenges sportifs et bien-être pour leurs collaborateurs, où chaque effort génère un don à une association d’intérêt général certifiée. Avec plus de 110 associations partenaires et un tableau de bord RSE en temps réel, Bouge ton Good est la seule solution combinant bien-être collaborateur, don solidaire, avantage fiscal de 60% et mesure d’impact. En savoir plus : bougetongood-gandee.com | gandee.com
